PIERRES
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Au temps où on achetait son lait encore tiède

La fermela fermeDEPUIS UN SIÈCLE, l'évoluton de l'agriculture est considérable. Les fermes,qui étaient majoritairement de très petite taille (quelques hectares), ont peu à peu disparu jusqu'avant la dernière guerre, au profit de quelques une devenues beaucoup plus grandes.. Si l'on regarde dans les rues René et Jean Lefèvre et Albert Gautier, on peut voir, autour des maisons anciennes, de nombreuses granges bâties en torchis qui servaient à entreposer les récoltes avant les battages ainsi que la paille et le foin.
Une maison sur trois était une fermette. On y trouvait deux ou trois vaches laitières, un cheval ou un poney, des poules, des canards, des lapins, un cochon que l'on engraissait pour les besoins de la famille.
Le pur ou le cochon était sacrifié, un charcutier venait toute une matinée pour préparer les victuailles. Un cageot d'oignons, épluchés la veille, permettait de confectionner du boudin et la tradition voulait que les voisins en profitent. Les morceaux de poitrine étaient conservés crus et recouverts de gros sel, mis dans des récipients de bois ou de grès puis déposés dans la cave.
Le repas à la ferme était souvent la potée au cochon. On prenait un morceau de porc que l'on mettait à dessaler la veille, et que l'on faisait cuire dans un faitout accompagné des légumes du jardin, choux, poireaux, navets, carottes et pommes de terre. Le bouillon, souvent très gras, servait pour faire la soupe. On y ajoutait des croûtons de pain rassis et rien n'était perdu.
À cette époque, l'assolement des terres était différent d'aujourd'huL La vigne, cultivée sur les coteaux produisait un vin de qualité moyenne qui état consommé dans la famille. Le cidre, qui état la principale boisson, provenait des pommes de nos pommiers. Si la récolte semblait insuffisante, on faisait venir des pommes de Normandie.
Beaucoup cuisaient leur pain, qu'ils fabriquaient dans leur four on faisait plutôt des grosses miches, une à deux fois par semaine. Les haricots, cuits au four à pains eux aussi, étaient délicieux!
Malheureusement, beaucoup de fours ont disparu, victimes du temps ou démolis. On en recense encore quelques-uns, des petites bâtisses très typiques. On pouvait trouver aussi une motte (le four) attenant à un bâtiment.
À Cette époque, on cultivait l'avoine qui servait à l'alimentation des chevaux, lapins et moutons. D'après des archives, en 1902 à Pierres, il avait été ensemencé plus d'avoine que de blé.
On trouvait aussi le blé tendre, l'orge, le seigle, le méteil (mélange de seigle et de froment semés et récoltés ensemble), de la betterave à graine et fourragère pour le bétail, de la luzerne et des pommes de terre.
Plus tard, il a aussi été cultivé de l'oeillette, du sarrasin, de la lentille et des haricots qui ont connu leurs années de gloire.
Sont arrivés chez nous, vers 1950 les premiers champs de maïs. Cette céréale était auparavant uniquement cultivée dans le sud de la France, et bien en dessous de la Loire. Des variétés nouvelles pouvaient se développer sous un climat moins ensoleillé.
C'est une plante qui aime le soleil mais aussi l'eau! Et il faut de l'énergie pour la sécher. L’eau, se faisant plus rare ces dernières années et l’énergie plus chère, il n’y a plus un champ de maïs chez nous!
Nous avons eu aussi vvoici quelques années des tournesols qui sont aujourd'hui remplacés par du colza.
À ce jour il reste à Pierres 9 agriculteurs. La mécanisation, les remembrements (grandes parcelles) permettent de travailler avec peu d'hommes.
Dans les toutes petites fermes, c'était la femme qui assumait le travail des bêtes; le mari travaillait souvent dans une grande ferme, et chez lui en rentrant le soir!
Les enfants participaient aussi aux travaux des Champs dès qu'ils grandissaient; les vacances scolaires étaient prévues en con séquence du 14 juillet au 1 octobre.
Aujoud’hui à Pierres, les terres sont ensemencées de blé tendre (la plus grande surface), de blé dur, d’orge, d'escourgeon, de pois, de colza et d’un peu de lupin. Que produira-t-on demain?