
Commissaire général au plan de 1947 à 1952, il planifia la reconstruction de la France, et concentra les efforts sur la modernisation et l'équipement du pays. Il fut donc l'instigateur de la planification à la Française. C'est en occupant cette fonction qu'il se persuada de la nécessité d'une unification de l'Europe pour ramener la paix, réconcilier la France et l'Allemagne, et développer l'économie du continent.
Il devint le premier président de la Communauté européenne du charbon et de l'acier (CECA) de 1952 à 1955. Souhaitant aller au-delà de la simple union économique, et partisan d'une Europe supranationale, il fonda, en 1955, le Comité d'action pour les États-Unis d'Europe, qu'il dirigea jusqu'à sa dissolution en 1975. Il poussa également à la signature du traité de Rome, qui instaurait en 1957 le Marché commun.
Il a exposé ses vues sur sa conception de l'Europe dans les Etats-Unis d'Europe ont commencé, livre rassemblant ses discours et interventions sur le sujet, ainsi que dans les nombreux rapports publiés par le comité.
Auréolé d'une autorité morale en Europe et en Amérique. Il joua donc un rôle important dans les transformations profondes que connut le continent après 1945.
Il mourut à Bazoches-sur-Guyonne dans les Yvelines, en 1979.