Theatre: Le vent des peupliers

Gustave, Fernand et René, trois anciens militaires de la Grande Guerre, passent leur journée sur la
terrasse de leur maison de retraite. Pas la terrasse principale, mais celle de derrière, plus petite, isolée.
Au loin mais visible de la maison de retraite, sur la crête d’une haute colline, s’étire une rangée de
peupliers qu’agite sans cesse le vent léger d’août. Ils bougent, et dans l’univers clos où nos trois
malheureux retraités tournent en rond, c’est même la seule chose qui bouge. Gustave, Fernand et René, trois anciens militaires de la Grande Guerre, passent leur journée sur la terrasse de leur maison de retraite. Pas la terrasse principale, mais celle de derrière, plus petite, isolée. Au loin mais visible de la maison de retraite, sur la crête d’une haute colline, s’étire une rangée de peupliers qu’agite sans cesse le vent léger d’août. Ils bougent, et dans l’univers clos où nos trois
malheureux retraités tournent en rond, c’est même la seule chose qui bouge.
Aussi rêvent-ils de s’évader un jour, de gravir la colline et d’aller jusqu’aux peupliers. Ils savent bien qu’avec leurs multiples handicaps, ce ne sera guère facile. S’ensuit une préparation d’une parfaite drôlerie qu’en bons militaires rodés aux coups de main et soucieux de ne rien laisser au hasard, ils mènent avec méticulosité. Et de scruter l’horizon à la jumelle, d’étudier la carte d’état-major, de rassembler des couvertures, d’apprendre à s’encorder… Aussi rêvent-ils de s’évader un jour, de gravir la colline et d’aller jusqu’aux peupliers. Ils savent bien qu’avec leurs multiples handicaps, ce ne sera guère facile. S’ensuit une préparation d’une parfaite drôlerie qu’en bons militaires rodés aux coups de main et soucieux de ne rien laisser au hasard, ils mènent avec méticulosité. Et de scruter l’horizon à la jumelle, d’étudier la carte d’état-major, de rassembler des couvertures, d’apprendre à s’encorder…
Autour de ces riens, et de bien d’autres, Gérald Sibleyras a bâti une trame de désopilants dialogues,
ponctués de trouvailles inattendues, nimbant cependant les vieux soldats décatis d’une bienveillante ironie, mêlée de cette pointe de tendresse sans quoi il n’est point de grand théâtre.